Vainqueur 1-0 au match aller au Westfalenstadion, le Borussia Dortmund a rapidement ouvert le score lors de cette demi-finale retour du 23 avril 1997 à Old Trafford. Ensuite, il restait plus 80 minutes à tenir face aux assauts furieux des Scholes, Giggs, Beckham, Cole, Solskjaer et autres Cantona. Un siège en règle mais Stefan Klos, Wolfgang Feiersinger, Martin Kree et surtout le Dieu du football étaient du côté du BVB : Jürgen Kohler. De qui s’offrir la première finale de Königsklasse de l’Histoire du club !

En remportant le Meisterschale 1995, son premier titre depuis 1963, le quatrième en tout mais le premier de l’ère Bundesliga, le Borussia Dortmund a fêté son retour en C1 après trente et un d’absence. Le BVB n’avait plus joué un match de Königsklasse, l’ancienne Coupe d’Europe des clubs champions devenue entre-temps Ligue des Champions, depuis son élimination en demi-finale 1964 à San Siro, perdue 2-0 contre l’Inter Milan d’Helenio Herrera (après le 2-2 à l’aller au Rote Erde).

Première tentative

Et pour son grand retour en C1, le Borussia retrouve un club italien, sa bête noire, la Juventus de Turin, qui l’a battu en Coupe UEFA, en finale en 1993 et en demi-finale en 1995, trois mois plus tôt. Et le scénario au Westfalenstadion ressemble à s’y méprendre à celui de la finale aller de Coupe UEFA un peu plus de deux ans auparavant : le BVB ouvre très rapidement le score, après moins d’une minute de jeu par l’ancien juventino Andreas Möller mais ensuite la Juventus, emmenée par un Alessandro Del Piero intenable (un but, deux assists), s’impose 3-1. Comme en 1993, la troisième victoire en vingt-huit mois de la Vieille Dame au Westfalenstadion. Le BVB est donc déjà sous pression avant son deuxième match à Ibrox Park face aux Rangers de Paul Gascoigne et Brian Laudrup. Le BVB prend deux fois l’avantage grâce à Heiko Herrlich et Martin Kree mais, sous l’impulsion de Gazza, deux fois passeur, les Rangers arrachent le match nul 2-2. Nos Borussen se replacent toutefois en empochant quatre points lors d’une double confrontation cadenassée face au Steaua Bucarest (1-0 à Dortmund, 0-0 en Roumanie). Dans le même temps, le Juventus assure sa qualification avec deux victoires contre les Rangers. Le Borussia en profite pour enfin battre sa Némésis turinoise, peut-être un peu démobilisée, dans son antre du Stadio Delle Alpi (1-2) grâce à des réussites de Michael Zorc et Lars Ricken. Il ne manque qu’un point au BVB pour assurer sa qualification au Westfalenstadion face aux Glasgow Rangers. Ce sera chose faite avec un nouveau nul 2-2, non sans quelques frayeurs après l’ouverture du score de Brian Laudrup mais Andy Möller et Karl-Heinz Riedle rassurent le peuple jaune et noir, malgré l’égalisation de Gordon Durie en fin de match.

Le BVB est en quart de finale ! Mais là, c’est une muraille qui se dresse devant Dortmund : l’Ajax Amsterdam de Louis van Gaal, le champion d’Europe en titre. Les choses vont mal tourner dès le match aller à Dortmund : Edgar Davids ouvre le score dès la huitième minute de jeu, Matthias Sammer est expulsé en seconde période et Patrick Kluivert enfonce le clou à cinq minutes de la fin. 0-2 à domicile, inutile de préciser que les chances du BVB étaient minimes avant le déplacement au retour à Amsterdam. Et effectivement, l’Ajax confirme tranquillement son succès du match aller avec une victoire 1-0. Pour son retour, après plus de trente ans d’absence dans la compétition phare de l’UEFA, le Borussia s’en sort avec la mention honorable, sans plus, avec un quart de finale mais seulement deux victoires, trois nuls et trois défaites (certes, contre les deux futurs finalistes de l’épreuve, Ajax et Juventus). Certainement pas de quoi en faire un vainqueur en puissance de l’édition suivante. Et pourtant…

La deuxième chance

En conservant son Meisterschale en 1996, le BVB obtient le droit de retenter sa chance en Ligue des Champions lors de la saison 1996-1997. Et cette fois, les choses démarrent beaucoup mieux puisque les Schwarzgelben entament la phase de groupe par trois victoires. L’aventure commence en douceur avec une victoire 2-1 au Westfalenstadion contre les Polonais du Widzew Lodz sur un doublé de Heiko Herrlich. Deux semaines plus tard, ce sont les retrouvailles avec le Steaua Bucarest et le BVB va gagner 3-0 en Roumanie grâce à des réussites de Lars Ricken, Jörg Heinrich et Stéphane Chapuisat. Mais le premier grand exploit de son épopée européenne, le Borussia va le réaliser lors de la troisième journée de la phase de groupes en allant s’imposer sur la pelouse du champion d’Espagne, l’Atletico Madrid. Emmenés par Radomir Antic, qui nous a malheureusement quittés récemment, les Colchoneros alignaient une équipe redoutable, avec notamment un milieu de terrain de combat autour de l’Argentin Diego Simeone et du vice-champion d’Europe tchèque Radek Bejbl et de deux créateurs imprévisibles, le Serbe Milinko Pantic et l’Argentin Juan Esnaider. Malmené en début de match, le BVB va s’accrocher et parvenir sur un score nul à la pause, avec notamment un arrêt miraculeux de Stefan Klos devant Esnaider. Avant de faire la différence en début de seconde période sur un exploit personnel de Stefan Reuter puis de résister à la pression des Colchoneros et d’un Vicente Calderon bouillant.

Avec neuf points en trois matchs, les hommes d’Ottmar Hitzfeld avaient déjà un pied et demi en quarts de finale. Si bien que la défaite concédée au retour contre l’Atletico, la seule défaite de l’exercice, n’a pas eu beaucoup de conséquences : alors qu’il menait 1-0 grâce à Herrlich, le Borussia a connu un black-out de cinq minutes en début de deuxième mi-temps et concédé deux buts sur balles arrêtées (1-2). Un petit accroc sans conséquence : le BVB assure sa qualification dès la cinquième journée avec un match nul 2-2 à Lodz. Non sans avoir connu quelques frayeurs lorsque, après l’ouverture du score de Paul Lambert, les Polonais sont passés devant grâce à un doublé de l’improbable Jacek Dembinski (ceux qui se souviennent des circonvolutions maladroites de ce grand pin polonais au Lausanne-Sports ne pouvaient pas imaginer que, deux ans plus tard, il inscrirait un doublé face au futur vainqueur de la Ligue des Champions). Heureusement, Jürgen Kohler assure le point du match et la qualification en reprenant un corner de Stéphane Chapuisat. Le BVB termine la phase de groupe en toute décontraction avec un succès 5-3 contre le Steaua Bucarest, Chapuisat deux fois, Tretschock, Riedle et Zorc en profitant pour améliorer leurs statistiques. Avec 13 points, Dortmund partage la tête du groupe avec l’Atletico, qui s’offre toutefois la première place grâce au plus grand nombre de buts marqués à l’extérieur dans les confrontations directes.

Auxerre, la revanche

Ce fut finalement un mal pour un bien : en terminant deuxième, le BVB s’évitait, une année après, un nouveau quart de finale contre le double finaliste sortant de cette Ligue des Champions, l’Ajax Amsterdam. Les Lanciers n’ont en effet terminé que deuxième de leur groupe, derrière l’AJ Auxerre, après un duel à trois haletant avec les Suisses de Grasshopper, finalement éliminés malgré une victoire à l’Arena d’Amsterdam sur un coup franc des 35 mètres de Murat Yakin. Et donc, quatre ans après cette demi-finale dramatique de Coupe UEFA, le Borussia retrouve l’AJ Auxerre. Cette fois-ci pour un quart de finale de Ligue des Champions. En quatre ans, le club bourguignon a encore grandi puisqu’il vient de décrocher son premier (et unique) titre de champion de France, devant Paris et Monaco. Et même un doublé puisque les Auxerrois ont également remporté la Coupe de France en 1996. L’AJA de Guy Roux, après avoir devancé le grand Ajax en phase groupe, est donc bien décidé à prendre sa revanche sur ce Borussia Dortmund qui lui a infligé une cruelle désillusion au Stade de l’Abbé-Deschamps quatre ans auparavant après cette séance de tirs au but interminable. Mais, entre-temps, le BVB a également bien grandi. Comme en 1993, le match aller a lieu au Westfalenstadion. Après seulement douze minutes, le BVB inscrit un premier but splendide : Stéphane Chapuisat centre d’une bicyclette pour la tête plongeante de Karl-Heinz Riedle. 1-0. Dortmund domine mais, peu avant la mi-temps, survint l’action qui vingt-trois ans plus tard fait encore pleurnicher en France, et notamment l’entraîneur Guy Roux qui n’a toujours pas accepté la décision de l’arbitre espagnol : sur un coup-franc, Auxerre égalise sur une magnifique bicyclette de son avant-centre Lilian Laslandes. Problème, le pied du buteur auxerrois a fini sa course presque dans la tête du défenseur Martin Kree. Jeu dangereux, but annulé, logique selon moi mais chacun se fera son idée

Après la pause, le BVB concrétise sa domination sur un coup franc de Stéphane Chapuisat repris par la tête de René Schneider. Auxerre finira tout de même par marquer ce fameux but à l’extérieur sur une frappe déviée de Sabri Lamouchi. Mais le BVB a repris un peu ses distances à sept minutes de la fin sur un solo du joker Ibrahim Tanko, lequel lance Andreas Möller qui trompe le gardien Charbonnier d’une habile pichenette. 3-1, l’affaire était bien emmanchée pour le BVB, même si le souvenir du retour très pénible à l’Abbé-Deschamps quatre ans plus tôt, malgré un score encore plus favorable à l’aller (2-0), incitait à la prudence. Mais, comme mentionné ci-dessus, le BVB a grandi et a gagné en expérience et en qualité, en disputant plusieurs campagnes européennes mais aussi en faisant revenir à (trop) grands frais d’Italie des joueurs rompus aux compétitions internationales : Jürgen Kohler, Andreas Möller, Julio Cesar, Paulo Sousa, Matthias Sammer, Karl-Heinz Riedle, Jörg Heinrich. Et effectivement, au retour, Auxerre n’est jamais parvenu à bousculer les Borussen comme il l’avait fait en 1993. Le BVB a complètement contrôlé son match et inscrit même le but de la victoire à l’heure de jeu par Lars Ricken. 3-1 à l’aller, 1-0 au retour, Dortmund a franchi l’obstacle Auxerre tout simplement parce qu’il était bien meilleur.

Manchester United

En demi-finale, c’est une légende du football européen qui se dresse sur la route du BVB : Manchester United. Après survolé l’Europe du football en club durant la fin des années 1970 et le première moitié des années 1980, les clubs anglais ont connu une longue éclipse après leur exclusion des compétitions européennes suite aux tragédies du Heysel et d’Hillsborough. Durant leur confinement forcé, les clubs de la Perfide Albion ont pris du retard techniquement, tactiquement et économiquement. Après avoir remporté la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe dès son retour sur la scène continentale en 1991 contre le FC Barcelone de Johan Cruyff, Manchester United a eu besoin d’un peu de temps pour se reconstruire une équipe compétitive dans la plus prestigieuse compétition européenne. Mais en 1997, autour de légendaire gardien danois Peter Schmeichel et du génial Eric Cantona, l’Europe voit déferler une jeune génération dorée sortie par l’entraîneur Alex Ferguson, avec Gary et Phil Neville, Roy Keane, Nicky Butt, Paul Scholes, David Beckham, Ryan Giggs…

Cette fois-ci, l’expérience est plutôt du côté dortmundois et nos Borussen vont en avoir besoin, de leur expérience, pour surmonter l’absence de cinq titulaires lors du match aller au Westfalenstadion, Matthias Sammer, Jürgen Kohler, Julio Cesar, Stéphane Chapuisat et Karl-Heinz Riedle. Ottmar Hitzfeld choisit donc d’opter pour la prudence et de ne pas chercher à absolument faire la différence dès l’aller à Dortmund. Gottmar n’était donc pas malheureux avec la victoire 1-0 sur une frappe de l’improbable René Tretschock.

Old Trafford

Néanmoins, c’était un matelas assez peu confortable avant d’entreprendre le déplacement d’Old Trafford. A l’époque, le Théâtre des Rêves n’était pas encore le supermarché pour touristes qu’il est malheureusement devenu, c’était encore un stade et une ambiance qui imposaient le respect. Et puis, avec en face un joueur aussi imprévisible qu’Eric Cantona, qui peut à tout moment décider du sort d’un match sur une inspiration géniale, un buteur aussi implacable qu’Andy Cole et les jeunes talents de Ferguson, Giggs, Beckham, Scholes et consorts, les Red Devils avaient largement les qualités pour renverser la situation. Ottmar Hitzfeld est un entraîneur rusé : il avait bien compris qu’il serait suicidaire d’aller à Old Trafford pour défendre le maigre avantage du match aller et que le salut passerait sans doute par le réussite du fameux but à l’extérieur qui contraindrait les Mancuniens à marquer trois fois.

Le General, qui récupérait Kohler, Chapuisat et Riedle mais était toujours privé de son cerveau Sammer, ainsi que de Freund et Sousa, n’a donc pas hésité à aligner son 3-5-2 dans une disposition plutôt offensive. Lars Ricken confirme : « Ce n’était pas une muraille statique. Pour nous, c’était clair que nous devrions marquer au moins un but à l’extérieur. Et Hitzfeld nous avait disposé en conséquence. » Un coup de maître : le pressing jaune et noir permet à Andy Möller de récupérer un ballon à vingt-cinq mètres du but mancunien et de la transmettre à Lars Ricken dans la surface. Le Wunderkind dortmundois a le temps de se retourner et d’ajuster un tir précis au ras de poteau pour tromper l’immense Peter Schmeichel. On jouait depuis seulement huit minutes et voilà les Red Devils déjà obligé de marquer trois fois sans encaisser pour se qualifier. A seulement 22 ans, Lars Ricken l’avait promis pour calmer la nervosité de ses coéquipiers dans le couloir des vestiaires : « Ne vous faites pas de souci, je vais bien marquer un but. »

Fußballgott

Il restait toutefois 82 minutes à tenir et Manchester n’est pas du genre à renoncer facilement, c’est cette génération-là qui, deux ans plus tard, renversera le Bayern Munich d’… Ottmar Hitzfeld dans les arrêts de jeu d’une finale mémorable de cette même Ligue des Champions à Barcelone. La suite du match va donc être un long siège rouge du but dortmundois, avec une défense héroïque de nos Borussen.

Tout aurait pu être relancé dès la 17ème minute de jeu sur ce qui reste l’une des images fortes de l’épopée victorieuse du BVB en Ligue des Champions, l’une des actions les plus célèbres de l’Histoire du club, une scène que nous avons encore tous en tête : Stefan Klos renvoie un tir croisé d’Andy Cole, Eric Cantona est à la réception au deuxième poteau, contrôle et s’apprête à marquer dans le but. Quand surgit Jürgen Kohler : à terre, le défenseur dortmundois tend le pied dans un réflexe désespéré et parvient à contrer la frappe de l’attaquant français. C’est à cette seconde que Jürgen Kohler est devenu pour l’éternité de Fußballgott, le Dieu du football, du Westfalenstadion. « C’est fou, dira Lars Ricken, cette action est restée bien plus dans la mémoire des gens que mon but. » Le manager Michael Meier : « Il n’y aura jamais de plus grand coup de chapeau que celui que nous devons tirer à Jürgen Kohler. »

Héroïques

La suite est de la même veine. Manchester multiplie les attaques mais le BVB résiste. Malgré la sortie prématurée sur blessure de l’expérimenté Stefan Reuter, les Jürgen Kohler, Martin Kree et autres Wolfsgang Feiersinger sont héroïques et font barrage à tous les assauts mancuniens. Dans les buts, Stefan Klos est impérial, faisant notamment le désespoir d’Andy Cole sur une frappe surpuissante. Et quand le gardien dortmundois ne parvient qu’à freiner une frappe à bout portant de Cantona, c’est la tête de son défenseur Martin Kree qui passait opportunément derrière lui qui écarte le danger. Puis celle de Jürgen Kohler qui sauve sur une remise de la tête d’Andy Cole pour Ole-Gunnar Solskjaer qui s’apprêtait. Les minutes passent, la muraille jaune et noire tient bon, les Anglais ne renoncent pas mais le temps commence à manquer pour inscrire trois buts… Alex Ferguson tente de faire monter le défenseur Pallister aux avant-postes mais il ne parvient pas à cadrer sa tête. La défense héroïque du Borussia commence à écœurer les Red Devils et le BVB se permet même de galvauder l’une ou l’autre balle de break en contre, notamment lorsque l’Autrichien Feiersinger perd son duel avec Schmeichel.

München, München, wir fahren nach München

Qu’à cela ne tienne : après un dernier sauvetage de Kree devant Giggs, le BVB tenait sa finale, la première d’un club allemand dans la Ligue des Champions nouvelle formule. Après avoir été, déjà, le premier club allemand à remporter une Coupe d’Europe en 1966. A jamais les premiers… Trente et un an après la finale de Glasgow remportée contre Liverpool, le Borussia Dortmund était qualifié pour sa deuxième finale européenne, cette fois-ci dans la plus prestigieuse des compétitions de l’UEFA. Si, en 1966, le Borussia alignait presque exclusivement des joueurs venus du Ruhrpott, l’équipe de 1997 était beaucoup plus cosmopolite et avait été bâtie en investissant massivement sur des éléments confirmés.

Mais ce soir-là, à Old Trafford, elle a conquis tous les cœurs jaunes et noirs en allant chercher sa qualification comme l’auraient fait des mineurs du Pott : la solidarité, au courage, à la volonté et à l’énergie. Des qualités qui seront indispensables puisqu’en finale le BVB allait retrouver à l’Olympiastadion de Munich son éternelle bête noire, la Juventus de Turin, cette équipe qui est venue s’imposer trois fois au Westfalenstadion en quatre ans et qui paraissait plus forte que jamais après avoir atomisé l’Ajax Amsterdam en demi-finale… Néamoins, Lars Ricken n’oubliera jamais cette demi-finale d’Old Trafford et l’ovation qu’a réservée son public aux deux équipes : « Nous avions la finale devant les yeux mais United dans nos cœurs. Borussia Dortmund remercie Manchester United et tous ses fans pour l’expérience grandiose à Old Trafford. Nous sommes impressionnés par votre fair-play et votre accueil amical. Vous étiez fantastiques. » Mais le meilleur restait à venir…

Ligue des Champions 1996-1997, demi-finale retour, 23 avril 1997 :

Manchester United – Borussia Dortmund 0-1 (0-1). Aller: 0-1.
Ols Trafford, 53’600 spectateurs (guichets fermés).
Arbitre : M. Meier (Suisse).
But : 8e Ricken (0-1).
Manchester: Schmeichel; G. Neville, Pallister, May (87e Scholes), Johnsen; Beckham, P. Neville, Cantona, Butt; Solskjaer (57e Giggs), Cole. Entraîneur: Alex Ferguson.
Borussia Dortmund : Klos; Kree, Kohler, Feiersinger; Reuter (24e Tretschock), Möller, Lambert, Ricken (61e Zorc), Heinrich; Chapuisat, Riedle (73e Herrlich).
Avertissements: 12e Solskjaer, 42e Cole, 55 e Lambert, 69e P. Neville, 72e Tretschock.

Catégories : Retro

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