Lothar Huber n’est ni le joueur le plus glorieux ni le plus connu ni le plus talentueux de l’Histoire du Borussia Dortmund. Et pourtant, si le BVB évolue depuis 40 ans sans interruption en Bundesliga, c’est en partie à lui qu’on le doit. En effet, ce Dortmundois de cœur a été l’un des protagonistes majeurs des derniers Relegationsspiele (le barrage de promotion/relégation en Bundesliga) disputés par le BVB, ceux de la promotion en 1976 contre Nürnberg et ceux du maintien en 1986 face au Fortuna Köln.

Lothar Huber est originaire de Kaiserslautern, où il est né en 1952. C’est donc tout naturellement qu’il débute sa carrière avec les Roten Teufel. A l’époque, le 1. FCK fait partie des meilleures équipes d’Allemagne et Lothar Huber ne parviendra jamais à s’imposer complètement comme titulaire au Betzenberg. En 1972, il n’est que remplaçant lors de la finale de Coupe d’Allemagne perdue 0-5 contre Schalke 04 et il est écarté au dernier moment de la sélection olympique allemande pour les Jeux Olympiques de Munich au profit d’un certain Otmar Hitzfeld, dont il deviendra l’adjoint, près de deux décennies plus tard. En 1974, ce latéral généreux et à la qualité de centre reconnue décide donc de donner un nouvel élan à sa carrière en rejoignant le Borussia Dortmund. Le début d’une histoire d’amour qui dure depuis plus de 40 ans…

En pleine déprime

On ne le répétera jamais assez mais l’histoire du Borussia est intiment liée à celle de la ville qui l’abrite. Or, à l’époque, la cité du Nordhein-Westfalen a subi de plein fouet les crises du charbon et de l’acier avec la fermeture des hauts-fourneaux, des mines et des aciéries. En quelques années, 120’000 emplois industriels sont détruits. En 1965, Dortmund comptait 658’000 habitants contre « seulement » 580’000 aujourd’hui… Forcément, le club a été impacté par les difficultés économiques de sa ville et de ses supporters. Le BVB est relégué  en deuxième division à la fin de la saison 1972. A l’époque, la deuxième division allemande ne comporte pas une Zweite Liga unique comme aujourd’hui mais cinq groupes régionaux. Ainsi donc, moins de dix ans après le triomphe en Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe contre le grand Liverpool de Bill Shankly et dans un stade flambant neuf, le Westfalenstadion, construit pour la Coupe du Monde 1974, le BVB est contraint de batailler contre de modestes clubs de quartiers ou de province de Westphalie, comme l’Eintracht Gelsenkirchen-Horst, le DJK Gütersloh ou le SpVgg Erkschenwick. C’est dans ce contexte un peu morose que Lothar Huber débarque au Westfalenstadion en 1974, sans la moindre hésitation : «  J’avais déjà de la sympathie pour le Borussia à Kaiserslautern. On connaissait la grande équipe des années 1960. Lorsque mon ami Klaus Ackermann, qui avait joué auparavant au BVB, m’a parlé avec enthousiasme du nouveau stade, je voulais impérativement en être et je ne l’ai jamais regretté. »   La première saison de Lothar Huber dans le Pott débouche pourtant sur deux grosses désillusions : d’abord en Pokal, puisque le BVB a failli réussir l’exploit d’aller en finale tout en jouant en deuxième division mais, lors du Derby à Duisburg en 1/2, le BVB mène 0-1 jusqu’à la 88e avant d’encaisser l’égalisation et de perdre en prolongations ; en championnat ensuite : après avoir longtemps figuré sur le podium, le BVB perd toutes ses chances de promotion en ne prenant qu’un seul point sur ses quatre derniers matchs contre Schwarz-Weiss Essen, 1. FC Mülheim, Bayer 05 Uerdingen et Wacker 04 Berlin. Ce n’était que partie remise…

En route vers la promotion

La saison suivante, en 1975-1976, le BVB, malgré trois changements d’entraîneur, fait la course en tête jusqu’à la 29ème journée et peut rêver d’une promotion directe dans l’élite. Mais trois défaites à Wattenscheid, Fortuna Köln et Preussen Münster le contraignent à laisser la première place et l’ascension directe au Tennis Borussia Berlin. Toutefois, tout espoir n’est pas perdu puisque, lors de la dernière journée, une victoire 3-0 contre le Schwarz-Weiss Essen devant 48’000 spectateurs au Westfalenstadion et une défaite du Preussen Münster contre Fortuna Köln permettent au BVB de disputer un barrage de promotion contre un autre monument du foot allemand en quête de rédemption, le 1. FC Nürnberg, alors le club le plus titré du pays. Au match aller, en Franconie, devant 55’000 fans, le BVB résiste, est sauvé par ses montants, et finit par marquer contre le cours du jeu le but de la victoire (0-1) par Egwin « Ede » Wolf. Il ne reste plus aux hommes du jeune et prometteur entraîneur Otto Rehhagel qu’à assurer le match nul au retour au Westfalenstadion pour assurer le grand retour dans l’élite

Le jour de gloire

Nous sommes le 23 juin 1976 et ils sont 54’000 (capacité maximale du stade alors) dans les gradins pour le premier d’une longue série de matchs de légende au Westfalenstadion. Joueur le plus utilisé dans la saison avec le gardien Horst Bertram, Lothar Huber se souvient : «  Toute la ville aspirait au retour en Bundesliga. Lorsque nous avons roulé une heure et demie avant le match sur la route B1, tout était plein. Une image incroyable. Lorsque nous sommes partis pour l’échauffement, la tension et la nervosité étaient à leur comble. Nous n’étions pas libérés comme nous aurions dû l’être. » L’ouverture de score de Peter Geyer puis le 2-1 d’Hans-Werner Hartl ne parviennent pas à libérer complètement les Borussen. Car à chaque fois, Nürnberg, entraîné par l’ancien gardien légendaire du BVB Hans Tillkowski, égalise, la deuxième fois à la 79e. Il reste dix grosses minutes à jouer et un nouveau but franconien contraindrait les deux équipes à disputer un match d’appui sur terrain neutre, à Francfort. L’atmosphère est étouffante au Westfalenstadion. C’est alors qu’intervient l’heure de gloire de Lothar Huber ; le latéral droit du BVB décide d’accompagner une montée du joker Zoltan Varga, il nous raconte le reste : «  J’ai pensé : je dois y aller, alors que j’étais déjà K.O. Heureusement, il m’a vu et m’a donné la balle, j’ai alors marqué un goal que je n’avais jamais réussi. Avec mon pied gauche que je n’utilisais pas beaucoup. C’était le 3-2, directement devant la Südtribüne, devant nos fidèles fans. Incroyable ! ». On jouait la 88e et Lothar Huber venait de valider le retour du Borussia Dortmund dans l’élite.

L’émeute

C’était la folie au Westfalenstadion : «J’étais surpris de voir mes coéquipiers filer directement vers le tunnel des vestiaires après le coup de sifflet final, se souvient Lothar Huber. J’étais défenseur droit loin à l’extérieur et j’ai pensé : que se passe t’-il ? L’arbitre a sifflé – tous disparaissent. Dans le stade, toutes les barrières se sont effondrées. Je ne pouvais plus atteindre la sortie en temps utile, j’ai donné mon maillot aux fans, ils m’ont enlevé mes chaussures, mes bas, mes shorts. J’ai fini en slip. Tout était loin ! Mais c’était amical, c’était ok. Après le match, nous sommes allés en ville, nous avons fêté avec les fans. Nous avons dû boire nos bières dehors parce que tous les bars étaient pleins. C’était une expérience grandiose, que je n’oublierai jamais. » La légende du Westfalenstadion était en marche…

Capitaine et Derbyheld

En 1977, Lothar Huber hérite du brassard de capitaine qu’il conservera durant deux saisons, avant de le céder au buteur Manfred « Manni » Burgsmüller en 1979. Evidemment, le retour du BVB en Bundesliga, marque également les retrouvailles avec le rival de toujours, Schalke 04. Et c’est avec le brassard au bras que Lothar Huber va une nouvelle fois faire trembler les entrailles du Westfalenstadion avec un but dans les dernières minutes. Nous sommes le 5 novembre 1977 et le stade est presque à moitié envahi par les fans des Blauen : «  Nous étions l’après-midi de nouveau allé à l’hôtel Maritim. De là, nous voyions l’autoroute de Gelsenkirchen et tous les fans qui arrivaient ; le stade déjà à moitié plein de Schalker et de Dortmunder. Dans les vestiaires, j’ai lu dans nos yeux que nous étions chauds. J’étais un type nerveux mais pas peureux. Je voulais que cela commence. » Le match est tendu, le BVB ouvre le score par Manfred Burgsmüller mais la star des Blauen Klaus Fischer égalise peu avant la demi-heure de jeu. A la 55e, tous les Blauen réclament un pénalty pour une intervention litigieuse d’Hans-Joachim Wagner sur Rüdiger Abramczik mais l’arbitre ne bronche pas. En revanche, il n’hésite pas à dicter la sanction suprême à la 87e sur un duel aérien entre le gardien des Blauen Volkmar Groß et la Dortmundois Wolfgang Frank. « Je ne sais pas si la faute était de moi ou de lui », dira la « victime » Frank. Le gardien Groß lui est plus catégorique : « J’ai été empêché de jouer le ballon par Wolfgang Frank. Il est tombé et l’arbitre a sifflé. J’ai pensé que j’avais mal entendu. L’attaquant m’a bloqué sans ballon, dans les cinq mètres où le gardien doit être protégé. Cela ne doit pas arriver. »   Les Blauen sont furieux, des heurts éclatent en Nordtribüne où les fans de Schalke et du BVB sont mélangés. En bon capitaine, Lothar Huber prend ses responsabilité et, comme Alex Frei 31 ans après lui dans un autre Derby controversé, il ne va pas trembler : «  Les spectateurs criaient « Huber, Huber » et j’ai pensé : Lothar, maintenant il faut le mettre. J’avais le genou retourné (n.d.l.r comme Nobby Dickel lors de son doublé en finale de Pokal 1989) mais personne ne l’avait remarqué. Le pire, c’est que j’ai mal touché la balle. Plus avec la cheville qu’avec l’intérieur du pied. Volkmar était parti du bon côté mais le ballon a fui dans la lucarne, du côté droit du but. Goal ! Qu’est-ce que c’était pour un cri de but, je n’ai jamais rien entendu d’aussi fort. La nuit suivante, je n’arrivais pas à dormir, les pensées tournaient dans ma tête. J’aurai pu rater. Pas de sommeil jusqu’au matin. Cela me tracasse encore aujourd’hui alors que j’en parle avec vous. Je rêve encore parfois que je rate, peu avant la fin. C’était un drame. » 87e, 2-1 et Derbysieg pour le BVB ! Après le match, de nombreux incidents se produiront entre supporters et la police devra intervenir à plusieurs reprises, alors que les joueurs s’en iront fêter la victoire dans les bars « Die Kneippe ohne Namen » et « Top Ten ».

Des hauts et des bas

Mais Lothar Huber ne connaîtra pas que des moments aussi joyeux dans les quelques dix années au cours desquelles il jouera en Bundesliga avec le BVB. C’est lui qui était le capitaine du navire dortmundois qui a sombré 12-0 à Düsseldorf contre Mönchengladbach (« mon pire souvenir »), la plus lourde défaite de l’histoire de la Bundesliga, la plus honteuse de l’histoire du club, lors de la 34ème journée de la saison 1978-1979 ; c’était d’autant plus honteux que les Fohlen disputaient alors le titre à la différence de buts contre leur rival de toujours du 1. FC Köln, finalement sacré, heureusement pour l’équité sportive. Car, dans cette décade, entre 1976 et 1986, le BVB ne joue pas les premiers rôles, avec comme meilleurs classements une sixième place en 1979-1980 et en 1981-1982, avec seulement deux matchs européens, une élimination au 1er tour de la Coupe UEFA 1982-1983 par les Glasgow Rangers (0-0, 2-0). En Pokal, le BVB atteindra deux fois les demi-finales mais il sera à chaque fois battu par un Fortuna, celui de Düsseldorf en 1980 et celui de Köln en 1983. Sinon, le Borussia était plutôt habitué à jouer le ventre mou du classement, ce qui empêchera Lothar Huber de connaître les joies de l’équipe nationale, barré par le Hambourgeois Manfred Kaltz : « Le Borussia Dortmund n’avait alors pas le renommée qu’il a aujourd’hui. Avec sa réputation actuelle, j’aurai peut-être atteint l’équipe nationale. Aujourd’hui, il y a Bayern et Dortmund mais à l’époque c’était Hambourg, Gladbach, Köln et Bayern. Nous n’avions pas de lobby. » Toutefois, Lothar Huber a mené une belle carrière en schwarzgelb, en étant plusieurs saisons le joueur le plus utilisé de l’effectif et en inscrivant la bagatelle de 49 buts pour le BVB, un score respectable pour un latéral, grâce notamment à sa spécialité, la banane (le fruit préféré des Borussen évidemment), le centre rentrant. Il prendra sa retraite au cours de la saison 1985-1986 et il figure encore aujourd’hui, avec 365 matchs disputés en jaune et noir, au septième rang des joueurs les plus capés du BVB.

Le miracle du Westfalenstadion

Lothar Huber n’aura guère le temps de goûter à une retraite bien méritée car son cher BVB, après avoir évité de justesse la faillite (déjà…et le sauveur s’était -déjà aussi- appelé Reinhard Rauball) en 1984, est sérieusement menacé de relégation au printemps 1986. L’entraîneur Pal Csernai est viré après la 32ème journée et une défaite 0-4 à Stuttgart ; son successeur Reinhard Saftig décide d’appeler à ses côtés Lothar Huber, lequel se retrouve donc promu entraîneur-adjoint un mois après avoir pris sa retraite comme joueur. Le BVB redresse la tête, fait match nul contre Schalke (1-1), également menacé de relégation, et s’impose à Hanovre. Mais cela ne suffit pas à éviter la seizième place et le Relegationsspiel, le barrage contre le troisième de 2.Bundesliga, Fortuna Köln. Dix ans après la promotion contre Nürnberg, Lothar Huber se retrouve donc à nouveau au cœur de l’un de ces matchs capitaux pour l’avenir du club, cette fois comme entraîneur adjoint. Cela démarre très mal avec une défaite 0-2 à l’aller à Cologne devant 44’000 spectateurs. Ils sont 54’000 (guichets fermés) pour le retour, Lothar Huber a rechaussé les crampons pour l’occasion, et, à la pause, le BVB est mené 0-1. Il faut donc inscrire trois buts en une mi-temps pour arracher un troisième match d’appui. Le tout jeune Michael Zorc amorce la remontée fantastique en égalisant sur pénalty, avant que Marcel Raducanu n’inscrive le 2-1 de la tête. Il reste 22 minutes et le BVB a absolument besoin d’un but pour éviter la relégation et s’offrir un match d’appui. Le stade est en ébullition, le match un combat, les Borussen luttent sur chaque ballon et, à la 90e, le futur Schalker Ingo Anderbrügge, qui avait remplacé Huber à la mi-temps, adresse un tir un peu désespéré que le gardien colonais ne peut maîtriser. Le Kobra Jürgen Wegmann surgit alors pour pousser tranquillement le ballon au fond des filets. Il restait 7 secondes à jouer et le Westfalenstadion vient d’ajouter une nouvelle page à sa légende. Le BVB est sauvé car le match d’appui à Düsseldorf, contre un Fortuna Köln complètement démoralisé et décimé par un virus, ne sera qu’une formalité (8-0). Ce 3-2 est l’un des matchs et l’un des buts les plus importants de l’Histoire du BVB car, avec une relégation ce jour-là, rien de ce que le club a réussi dans la décennie suivante, la Pokal 1989, les Meisterschale 1995 et 1996 et la Ligue des Champions 1997 n’aurait été possible. S’il n’aura joué qu’une mi-temps dans ce match de légende, Lothar Huber y a joué un rôle non négligeable, les joueurs ayant souligné l’importance qu’avait eue leur ancien coéquipier pour les motiver et les galvaniser pour cette remontée fantastique.

Ein echter Borusse

Lothar Huber conservera six ans ce poste d’entraîneur adjoint, auprès de Reinhard Saftig, d’Horst Köppel (aux côtés duquel il fêtera la victoire en Pokal en 1989) et Otmar Hitzfeld, pour la première saison du General au BVB, avant de céder sa place à Michael Henke. En parallèle, il dirigeait la deuxième équipe du club.  Ensuite, il a entraîné divers clubs régionaux du Ruhrpott SpVg Beckum,STV Horst-Emscher, SC Hassel TSG Sprockhövel, SpVgg Radervormwald et, son club actuel, Kirchhörder SC. Il a également tenté une expérience au Japon, au Brummel Sendai, comme adjoint de Pierre Littbarski. Mais, même s’il a beaucoup apprécié son expérience en Extreme-Orient, Lothar Huber ne pouvait vivre très longtemps loin de la ville de son cœur. Il revient s’établir, après une saison au Japon, à Dortmund, où il vit dans une maison avec vue sur le Westfalenstadion ! En 2004, il revient au BVB pour un bref intérim comme entraîneur-adjoint mais surtout comme… jardinier de cette mythique pelouse du Tempel der Glückseligkeit qui a abrité ses plus beaux exploits. Son épouse, elle, travaille au Fanshop du Borussia Dortmund. Ein echter Borusse. C’est pourquoi, avec ses exploits passés, son amour du maillot, sa gouaille, son regard malicieux, Lothar Huber fait partie des personnalités les plus appréciées du peuple jaune et noir. L’un de ces travailleurs de l’ombre qui incarne plus que tous autres les valeurs et l’âme du Borussia Dortmund.

Comme la rédaction sera en voyage culturel du côté d’Old Trafford et d’Elland Road cette fin d’année, c’est par cet article de circonstances que nous bouclons sur Generationws cette année 2016 qui marquait les 60 ans de notre premier titre de champion d’Allemagne, les 50 ans de notre première victoire en Coupe d’Europe, les 40 ans de notre retour en Bundesliga, les 30 ans de notre maintien miraculeux et les 20 ans du titre qui nous permettra, douze mois plus tard, d’inscrire la plus belle ligne de notre palmarès. Nous vous souhaitons d’ores et déjà une excellente année 2017 au cours de laquelle nous espérons vous retrouver nombreux pour vous narrer les aventures passées et présentes du plus génial club de football de la planète !

Sources :

Ein Jahrhundert Borussia Dortmund, 1909 bis 2009. Dietrich Schulze-Marmeling et Gerd Kolbe, éd. Limitée et numérotée Die Werkstatt, 2009.

Der Ruhm, der Traum und die Leidenschaft, Die Geschichte von Borussia Dortmund. Dietrich Schulze-Marmeling, éd. Die Werkstatt, 2011

Revierderby. Die Geschichte einer Rivalität. Gregor Schnittker, éd. Die Werkstatt, 2011.

Nur der BVB, Die Geschichte von Borussia Dortmund. Dietrich Schulze-Marmeling, Gerd Kolbe et Christoph Bausenwein, éd. Die Werkstatt, 2014.

Echt. Das Mitgliedermagazin, Heft 114.

Photos: bvb.de

About the author

Julien Mouquin

Un jour, je suis passé devant le Westfalenstadion, j'ai vu de la lumière et j'y suis entré. Depuis, je n'en suis jamais vraiment sorti.

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