Ce soir, le BVB se rend dans le temple maudit, silencieux et aseptisé de Wembley, pour la première fois. Si, si : le 25 mai 2013, c’est un jour qui n’a jamais existé. Certaines années, il n’y a pas de 29 février au calendrier : en 2013, il n’y a tout simplement pas eu de 25 mai. Point barre. On a tout de même essayé d’imaginer, montages photos à l’appui, à quoi aurait pu ressembler cette journée si elle avait vraiment existé. Toute ressemblance avec des faits réels serait bien entendu purement fortuite.

4h45 GMT + 1

On serait parti prendre l’avion après un réveil un brin matinal.

7h15 GMT

Après un vol sans histoire, on serait arrivé à Londres.

9h15 GMT

Au hasard d’une rue, on serait tombé sur l’Abbaye de Westminster auquel on aurait jeté un coup d’œil distrait. L’alibi culturel.

10h30 GMT

J’aurai retrouvé l’amie qui m’amène mon billet. Bon plan : s’il y avait eu un match en cette journée fictive, je l’aurai vu

11h15 GMT

Parenthèse culturelle toujours, on serait allé visiter un pub.

12h10 GMT

On aurait gagné Trafalgar Square où le camion du Borussia Dortmund aurait distribué moult gadgets aux couleurs du club. Les maillots jaunes sont huit fois plus nombreux que les rouges mais la déception aurait été vive : aucun chant, c’est le calme plat, rien à voir avec l’émeute de l’année précédente à Berlin pour la finale de la Coupe d’Allemagne. C’est vraiment des fans du BVB les mecs en jaune ? On se serait dit pour la première (mais de loin pas la dernière) fois de la journée : « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

13h15 GMT

La bière coulerait à flot mais l’ambiance elle ne décollerait toujours pas. De guerre lasse, j’aurai envoyé un sms à mon ami Thomas, généralement assez bien renseigné sur ce genre de choses « wo ist die BVB Stimmung ? », « Picadilly Circus », m’aurait répondu Thomas.

14h00 GMT

On aurait essayé Picadilly Circus, également complètement en mains jaunes et noirs, les rares porteurs de tricots rouges raseraient les murs sous les quolibets. La bière aurait toujours coulé à flot mais l’ambiance été à peine plus festive qu’à Trafalgar Square. Les chants n’auraient même pas fait trembler les immeubles voisins et se seraient même parfois éteints avant leur terme. En deux heures, on n’aurait eu droit qu’à un seul Humba Täterä où les deux tiers des fans n’ont même pas respecté le Hinsetzen et on n’est guère qu’une cinquantaine à reprendre le Steuerzahler steh auf. Triste, elle est où la traditionnelle hystérie dortmundoise ? « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

15h30 GMT

On serait parti vers le stade, un peu déçus de notre journée, ce n’était vraiment pas la grande fête espérée dans les rues, on a déjà vécu des dizaines de déplacements plus festifs que celui-là avec le BVB, même pour des matchs de moindre importance. « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

16h30 GMT

Après avoir constaté que le trajet en Tube pour Wembley est toujours aussi interminable, on serait arrivé aux abords du stade le plus célèbre du monde pour constater que l’UEFA a du corriger la banderole géante annonçant le match sur un immeuble voisin. L’ « El Clàsico » voulu par Michel Platini et consorts aurait été biffé et remplacé par « Der Klassiker », l’occasion d’une pensée émue pour tous les Kevin pour lesquels la finale de la Ligue des Champions devant la télé constitue l’événement footballistique de l’année et qui auraient été privés du Barcelone – Real qui leur aurait permis d’étaler leurs immenses connaissance de football en sortant les stats de Messi et Ronaldo. A la place, Kevin aurait dû se coltiner une affiche entre deux formations qu’il ne connaissait pas il y a trois mois. Pour Kevin aussi, cette année, « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

17h00 GMT

On aurait mangé une morse, histoire de faire redescendre le taux d’alcoolémie à un niveau acceptable pour ne pas risquer l’expulsion du stade, avant d’attaquer les prochaines bières en constatant que l’ambiance est toujours aussi morne. Même le passage du cortège des ultras du BVB se serait fait dans un relatif silence. Incompréhensible. « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

18h00 GMT

On aurait fait une nouvelle escapade dans un pub qui aurait facturé des prix de fou juste au motif qu’il diffuse des chants du BVB. Ma compagne de voyage aurait été négocié avec le DJ qu’il passe la chanson « Bayern » de Toten Hosen. Mais même ça, cela n’aurait pas suffit à faire décoller l’ambiance. « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

18h55 GMT

On aurait pensé avoir tout le temps devant nous jusqu’au moment où l’on se serait rendu compte que le match était bien à 19h45, heure locale. Il aurait donc été plus que temps de nous rendre au stade, surtout que l’on n’aurait pas vraiment été du bon côté. L’avantage, c’est que cela nous aurait permis de pénétrer le plus tard possible dans le périmètre autour du stade, exempt d’alcool mais bourré d’espaces commerciaux de l’UEFA. « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

19h10 GMT

On serait rentré dans le stade sans encombre, les avertissements alarmistes de l’UEFA sur les contrôles de l’identité ou de l’alcoolémie à l’entrée auraient été comme toujours fantaisistes. Tant mieux, nos billets n’auraient pas été franchement à nos noms. Ou plutôt tant pis, on aurait préféré ne jamais assister à ce match.

19h15 GMT

On serait arrivé à notre place dans la partie jaune du stade et le sentiment de malaise ressenti depuis le début de la journée aurait été confirmé. L’ambiance n’y serait pas : le meilleur public du monde n’aurait même pas fait plus de bruit que les clients du Bayern. On s’interrogerait sur les raisons de ce ratage monumental : les prix démentiels des billets, leur distribution aléatoire par tirage au sort plutôt qu’au mérite aux fans les plus fidèles, leur revente à des touristes fortunés… Manifestement, pour diverses raisons, une bonne partie des fans les plus bruyants du BVB n’est pas venu et cela se ressent lourdement. Ce stade complètement aseptisé de Wembley aurait vraiment été Footixland : plus de la moitié des spectateurs, y compris dans les blocs a priori réservés aux fans du BVB, serait surtout là pour le prestige de l’événement et pour voir un spectacle mais ne serait pas plus concerné que cela par le résultat du match, ce qui aurait compté ce serait de pouvoir dire « j’y étais ». Pour la énième fois de la journée, on aurait repensé avec nostalgie à l’émeute de la saison précédente lors de la finale de la DFB-Pokal entre les deux mêmes équipes dans un Olympiastadion complètement vêtu de couleurs partisanes (surtout jaune). « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

19h20 GMT

On aurait été envahi par une vague de pessimisme : face à un adversaire au budget largement supérieur et à l’effectif plus consistant, nos atouts auraient dû être notre public et notre ferveur pour pousser notre équipe à l’exploit. Las…

19h30 GMT

Cérémonie d’ouverture sur Wembley. On se serait dit « c’est joli », on aurait préféré que ce soit fervent. « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

19h43 GMT

Comme annoncé, les supporters du BVB auraient renoncé au tifo initialement prévu. La raison : le bloc jaune est coupé en deux par un anneau de places VIP et, quand on est fans du BVB, il n’est pas question de faire un tifo au rabais. Wembley est tragique. On aurait compris le bien-fondé de cette décision en voyant à quel point le tifo du Bayern est un ratage complet. Néanmoins, les fans du Bayern n’auraient pas dû en croire leurs oreilles : ils auraient réussi à faire entendre leurs (rares) chants contre le Borussia Dortmund, cela n’a pas dû arriver souvent dans les confrontations entre les deux clubs. « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

19h48 GMT

Toujours aussi peu d’ambiance dans le bloc jaune. Autour de nous, des mecs n’auraient même pas connu les paroles des chansons ; il y a des dizaines milliers de fans jaunes et noirs qui rêvaient de voir ce match, les mecs auraient fait partie des 25’000 privilégiés pour ne même pas chanter. A baffer. Mon amie Déborah aurait cassé sa voix en tentant de compenser les silences des touristes autour de nous, tout le monde l’aurait regardée comme une extraterrestre. « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

20h05 GMT

Malgré l’inhabituel silence de ses fans, le BVB aurait enflammé le début de match avec un pressing infernal, une détermination totale dans les duels et une concentration impeccable. On aurait cru revivre, l’ambiance en moins, la finale de Berlin l’année précédente. Et les buts en moins. Car les Reus, Blaszczykowski, Bender et autres Lewandowski ne seraient pas parvenus à tromper un Manuel Neuer beaucoup plus inspiré que douze mois plus tôt à l’Olympiastadion. Dommage, on aurait eu l’impression que le soutien habituel de ses fans aurait permis au Borussia de gagner les quelques centimètres qui auraient chaque fois manqué pour l’ouverture de score.

20h07 GMT

Ma décision aurait été prise : tant pis pour l’avion du lendemain et le boulot lundi, si on gagne ce match, je serai descendu en stop sur Dortmund pour la Meisterfeier du lendemain.

20h31 GMT

La mi-temps aurait été sifflée sur un score nul et vierge, on l’accueillerait avec un certain soulagement car le Bayern Munich, après avoir laissé passer l’orage durant la première demi-heure, aurait fini fort. Mais Roman Weidenfeller se serait mis au diapason de son homologue Neuer pour préserver sa cage inviolée devant Robben et Müller. Les nombreux touristes neutres auraient été contents et auraient applaudi. Avec des occasions à la pelle, une intensité folle, du suspense, ce serait sans aucun doute la meilleure finale de ces dernières années. Les fans eux auraient préféré un match dégueulasse mais qui aurait permis à leur équipe de mener.

20h51 GMT

La deuxième mi-temps aurait commencé comme a fini la première, sur une domination bavaroise. Le BVB ne serait plus arrivé à exercer son pressing et subirait à son tour la pression bavaroise qui serait venu chercher l’adversaire très haut dans le terrain. Admirable d’abnégation et de concentration, la défense borussen aurait subi mais pas rompu. Jusqu’à l’heure de jeu du moins.

21h03 GMT

L’heure de la première douche froide. La défense dortmundoise se serait laissée surprendre sur un ballon d’apparence anodine qui aurait permis à Franck Ribéry de centrer pour Mario Mandzukic lequel aurait ouvert le score de la tête. En récompense, le Croate se verrait offrir un ticket pour le banc de touche la saison prochaine suite à l’arrivée de Lewandowski, dans le seul but d’affaiblir la concurrence. A chacun ses valeurs, la couardise est manifestement une vertu cardinale dans un club qui vénère la fraude fiscale.

21h11 GMT

On n’aurait pas trop vu comment ce BVB visiblement émoussé aurait pu revenir. Et pourtant, une faute inutile de Dante sur Reus aurait provoqué un pénalty. Sur le moment, on aurait été surpris car cela nous aurait paru généreux, vu du haut de la tribune, venant d’un arbitre qui aurait pas mal sifflé pour le Bayern. Mais, après discussion, on nous aurait confirmé que le pénalty aurait non seulement été justifié mais qu’il aurait dû être assorti d’un deuxième carton jaune pour Dante. En ajoutant le coup de coude qui aurait dû valoir l’expulsion à Ribéry en première mi-temps, on aurait constaté que M. Rizzoli a bien contribué au succès bavarois. Vu le faible pourcentage de réussite du BVB dans l’exercice, on aurait tremblé, avec encore en mémoire le pénalty de Lewandowski sorti par Neuer lors du dernier BVB – Bayern. Mais Ilkay Gündogan n’aurait pas tremblé et réussi le contrepied parfait, cela aurait été l’explosion de joie et j’aurais été tout fier d’exhiber mon maillot floqué Gündogan.

21h18 GMT

L’espace d’une demi-seconde, on aurait entrevue le nirvana lorsque Robert Lewandowski aurait donné l’avantage au BVB sur une volée venue d’ailleurs. Las, notre pote Rizzoli aurait annulé le but. Faute de main paraît-il. Comme on n’aurait jamais eu le courage de revoir le match, on n’aurait jamais pu constater le bien-fondé de la décision.

21h29 GMT

On aurait été prêts à ériger une statue à Roman Weidenfeller devant le Westfalenstadion après deux nouveaux miracles devant Alaba et Schweinsteiger. Et dire que l’on avait longtemps considéré le portier dortmundois comme le maillon faible de l’équipe. Le Bayern aurait fini très fort et la séance de tirs au but paru bien lointaine.

21h32 GMT

Le rêve se serait écroulé, Arjen Robben aurait donné la victoire au Bayern. Oui, oui, Arjen Robben (la preuve que tout cela n’est rien d’autre qu’une fiction délirante…), l’homme maudit des finales, celui qui a mangé la feuille de match lors de la finale de la Coupe du Monde 2010, celui dont on s’est tant moqué après les pénaltys ratés lors des finales de la Bundesliga et de la Ligue des Champions 2012, celui qui était relégué sur le banc jusqu’à la blessure de Tony Kroos. En récompense, Arjen Robben, qui souhaite ardemment prolonger à Munich, se verrait pousser vers la sortie pour faire la place à Mario Götze, histoire d’affaiblir la concurrence.

21h34 GMT

Cela aurait été l’heure de nos premières mais pas dernières larmes de la soirée. J’aurais supposé que celui qui n’a jamais pareillement pleuré dans un stade ne pourrait jamais apprécier une grande victoire mais on se serait bien passé de l’expérience. Toute la musicologie et la mythologie du Borussia Dortmund exaltent, plus que les succès, les moments difficiles traversés par le club pour renaître ensuite, tel le Phénix, de ses cendres. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Si le BVB avait survécu à cette finale imaginaire, il aurait été invincible. Définitivement, « La finale de la Ligue des Champions, c’est nul ».

21h39 GMT

Entre deux crises de larmes, on aurait trouvé la force d’un ultime chant, en hommage à notre équipe qui aurait été admirable. On aurait été un peu honteux de ne pas lui avoir apporté le soutien qu’elle aurait mérité. Inutile de préciser que l’on ne se serait pas attardé pour la remise de l’Henkelpott et le feu d’artifice.

 

 

22h00 GMT

Après s’être réapprovisionnés en bières, les zombies en état de choc que nous serions devenus auraient fini par se perdre et à errer sans but comme les âmes en peine que nous aurions été entre les alignées d’entrepôts glauques jouxtant Wembley. En dissertant sur la meilleure manière d’en finir avec notre misérable existence : se jeter du haut de l’arche du stade, se noyer dans la Tamise ou se lancer sous une rame du Tube. La dernière solution aurait été écartée, trop peu charitable pour le chauffeur, les deux autres options seraient restées ouvertes.

22h55 GMT

On aurait fini par retrouver le métro. Les fans jaunes et noirs sont partis depuis longtemps, nous nous serions retrouvés au milieu du flot de fans en rouge, histoire de porter notre croix jusqu’au bout. On se serait attendu à nous faire allumer, ce qui aurait finalement été un juste retour des choses vu que l’on ne s’était pas trop gênés lors de nos victoires contre le Rekordmeister des saisons précédentes mais même pas. Trois chants d’insultes contre le BVB à la fin du match, un timide « Oh wie ist das schön » et les célébrations bavaroises auraient été terminées. Pas un chant dans le métro, tous les mecs tirent des gueules d’enterrement, occupés à regarder sur leur natel photos et vidéos qu’ils pourront montrer à leurs potes lundi au bureau en disant « j’y étais ». A quatre fans jaunes au milieu d’une rame de fans bavarois, on aurait tenté de les aider à mettre un peu d’ambiance avec d’incessants « Und schon wieder keine Stimmung FCB », suivi de « Chuuuut, ruhig, Bayern feiert », sans réaction. Manifestement, à Munich, la victoire est un dû ; fierté et émotion, on ne connaît pas. On aurait même ressenti un élan de pitié : on préfère gagner moins mais mieux.

23h45 GMT

A la place du suicide, on aurait finit par opter pour la cryogénisation, avec comme objectif d’être décongelés dans quinze siècles quand le souvenir de cette soirée aurait été effacé de la mémoire de l’humanité. Cela se passe dans un bar plutôt branché où l’on aurait été admis contre toute attente, malgré nos panoplies du parfait petit supporter. La boîte est dans une chambre froide et tout est en glace : les murs, la déco, le bar, les sièges, les verres… On nous fournit gants et vestes pour tenir le coup mais le temps maximal de présence est fixé à 35 minutes. Pendant une demi-heure, on aurait fait les marioles en prétendant pouvoir tenir toute la nuit, que de toute façon plus rien ne pourrait nous atteindre après le traumatisme vécu quelques heures plus tôt. Mais on aurait fini par comprendre le pourquoi de la limite des 35 minutes pour sortir avec soulagement, transis. La glace n’aurait plus seulement été dans nos cœurs.

1h00 GMT (dimanche 26 avril)

On aurait essayé un autre bar, plus chaud celui-là. On aurait montré aux fans du Bayern présents en train de « célébrer » leur triomphe en sirotant des Beck’s tiédasse qu’un fan du BVB a plus de style dans la défaite qu’un supporter du Bayern dans la victoire. Les bouteilles de champagne et de Jägermeister se seraient enchaînées, on aurait offert tournées sur tournées à nos « amis » bavarois et on aurait attendu avec une certains appréhension notre prochain relevé de carte de crédit.

4h00 GMT (environ)

Comme le suicide et la cryogénisation n’ont pas fonctionné, on aurait trouvé une nouvelle idée géniale pour oublier le résultat : le coma éthylique. On aurait été acheter une bouteille de vodka et des Red Bull dans une épicerie que l’on serait allé boire à deux dans un parc.

7h00 GMT (environ)

Cela aurait fonctionné : on se serait endormi chacun de notre côté en tentant de rallier notre moyen de locomotion respectif du retour, un covoiturage à Heathrow pour Déborah, un vol à Gatwick pour moi. On se serait retrouvé bloqués à Londres, histoire de rendre ce week-end encore un peu plus pourri qu’il ne l’était déjà.

11h00 GMT (environ)

On se serait retrouvé à Heathrow pour examiner les solutions de repli. Finalement, cela aurait été un covoiturage à Gatwick pour Déborah, un vol à Heathrow pour moi. Avec quelques heures et quelque sous de perdus. Et en plus, ce week-end nous aurait coûté cher…

21h30 GMT +1

Je me serais enfin retrouvé chez moi, abattu et fatigué, après près de deux jours sans dormir, sinon la sieste impromptue du Gatwick Express.

Fort heureusement, tout ce qui précède n’est que pure fiction ; si cela s’était produit, je ne m’en serais jamais remis.

Borussia Dortmund – Bayern Munich 1-2 (0-0).

Wembley, 86’289 spectateurs (guichets fermés).

Arbitre : M. Rizzoli.

Buts : 60e Mandzukic (0-1), 68e Gündogan (pénalty, 1-1), 89e Robben (1-2).

Dortmund: Weidenfeller ; Piszczek, Subotic, Hummels, Schmelzer; Gündogan, Bender (90e Sahin); Blaszczykowski (90e Schieber), Reus, Grosskreutz; Lewandowski.

Bayern: Neuer; Lahm, Boateng, Dante, Alaba; Martinez, Schweinsteiger; Robben, Müller, Ribéry (91e Luiz Gustavo); Mandzukic (93e Gomez).

Cartons jaunes: 29e Dante, 73e Grosskreutz et Ribéry.

Notes: Dortmund sans Götze ni Owomoyela (blessés), le Bayern sans Kroos ni Badstuber (blessés).

À propos de l'auteur

Julien Mouquin

Un jour, je suis passé devant le Westfalenstadion, j'ai vu de la lumière et j'y suis entré. Depuis, je n'en suis jamais vraiment sorti.

Laissez un commentaire

Lire les articles précédents :
[SC Freiburg – Borussia Dortmund] – Le handball, c’est nul !

Le BVB restait sur douze victoires consécutives contre le SC Freiburg. Lors de ces succès à répétition, surtout en Breisgau,...

Fermer