Après le renvoi du quart de finale de DFB Pokal à Lotte, le SFL et le BVB devait rattraper le match à Osnabrück pour savoir qui aurait la chance (ou la malchance c’est selon) d’aller défier le Bayern en 1/2 finale. Nous étions bien au Bremer Brücke Stadion pour cette excellente confrontation, mais si tu veux un résumé du match, il faut aller voir ailleurs, car on a rien vu du tout.

Y avait-il vraiment un match ?

En prenant la direction de la gare à Dortmund, j’avais un sentiment assez étrange et je me posais la question s’il y avait vraiment un match. J’ai donc contrôlé au moins trois fois si la date notée sur le billet correspondais bien à la date du jour. Beaucoup de riverains du nord de la ville où j’habite (et où la population est majoritairement issue de l’immigration, donc pas forcément fan du BVB) me demandaient où et à quelle heure le BVB jouait, ce qui ne renforçait pas mon sentiment de savoir s’il y avait bien un match ou non. En arrivant à la gare, pas un maillot jaune. Juste des passant avec des écharpes du club, mais ça c’est habituel. Je ne me laisse pas perturber et achète mon billet de train pour Osnabrück.

Sur le quai, quelqu’un m’aborde et me demande si le match est bien à 18h30. Après lui avoir confirmé, il me dit : « Ah c’est tout bon. Je sors du travail et j’avais peur de ne pas avoir assez de temps pour aller chercher les billets chez moi, merci ! » Me voilà soulagé ! J’avais tout simplement oublié qu’il n’était que 14h30 et que les gens n’avaient pas un semaine de vacances comme moi actuellement et qu’ils viendraient un peu plus tard. C’est là que l’on constate la débilité des règlements de l’UEFA qui prévoient qu’une autre compétition n’a pas le droit de jouer en même temps que la Ligue des Champions. Surtout la CL quand il n’y a pas d’équipe allemande qui joue, tout le monde s’en fout ! Bref, direction Lott….heu Osnabrück !

© Alexandre Fatton / Generation WS

Osnabrück, la ville de la paix

C’est d’ailleurs bien dommage que ce match n’ait pas eu lieu à Lotte. J’aurai bien découverts Stadion am Lotter Kreuz dans une ambiance un peu paysanne, le football vrai quoi ! Mais si je vois le côté positif de la chose, je n’avais pas trouvé de ticket pour le premier match et ce n’était pas facile de me déplacer en raison de mes examens. Mais comme je m’étais promis en début de saison de suivre la DFB-Pokal en intégralité au stade, le renvoi du match tombait à pique, ce qui m’a permis de trouver un billet avec l’agrandissement du contingent: le secteur visiteur est plus grand au Bremer Brücke Stadion. J’ai été assez opportuniste pour le coup, je l’avoue. Cela m’a tout de même permis de découvrir mon 20ème stade en Allemagne, le 43ème en tout (Pour les amateurs de Groundhopping, vous pouvez télécharger l’application Groundhopper, ça en vaut la peine !)

J’arrive sur le coup des 16h00 dans la très étrange gare d’Osnabrück. Ayant beaucoup voyagé en train, j’ai déjà visité plusieurs centaines de gare dans ma vie, mais des comme celle-là, je n’avais encore jamais vu. Après m’être trompé deux fois de chemin, je trouve enfin la sortie. Mais au moins, ça m’aura permis de lire sur un panneau qu’Osnabrück est la ville de la paix, là où à été signé le traité de Westphalie et où siègent plusieurs organisation en faveur de la paix.  Mon article n’a toujours rien à voir avec le foot, mais je suis obligé de meubler, car, comme dit en introduction, je n’ai absolument rien à dire… à part qu’on a croisé un tracteur sur le chemin du stade, peut être qu’ils avaient prévu le coup si le car du BVB était encore une fois bloqué.

© Alexandre Fatton / Generation WS

Oui, il y avait bien un match….

….et je n’ai absolument rien vu ! Dans le petit Gästeblock du Bremer Brücke Stadion, il n’est pas aisé de trouver différents angles de vue, car la tribune ne monte pas très haut. Et quand il y a 5 grand drapeaux sur toute la longueur, il est impossible de voir ce qui se passe sur le terrain. Il paraîtrait que le BVB s’est imposé 0-3, par des buts de Pulisic, Schürrle et Schmelzer, mais ça je ne peux pas te le confirmer. Plus sérieusement, ce que je peux dire du match, c’est qu’on n’arrive une nouvelle fois pas à jouer contre un adversaire très agressif, nos Jungs semblaient dépassé en première mi-temps. Se faire mettre la pression comme ça par une équipe de 3.Liga prouve bien qu’il y a urgence et qu’il faut absolument changer de système et de philosophie de jeu, sinon on ne va pas s’en sortir… Je préfère même tomber en Ligue des champions contre un gros morceau comme Barcelone (article écrit avant le tirage. ndlr), car on aurait sans aucun doute moins de peine à se qualifier que contre un adversaire très agressif comme Leicester, contre qui je ne nous vois pas la moindre chance de nous qualifier…

L’ambiance en tribune était très bonne et sympathique, les amis du sport de Lotte (Sportfreunde Lotte) nous ont accueilli avec un Heja BVB diffusé dans les enceintes du stade, juste avant leur mythique hymne « Volle Lotte », qui est resté dans les têtes de tous les fans du BVB, car tout le monde ne peut pas s’empêcher de la chanter. Comme souvent dans se genre de match, le block Borussen donne beaucoup de voix pendant 90 minutes sans arrêt et n’arrête pas de faire des pogos. Ayant fait le déplacement tout seul, car personne dans mes connaissances ayant obtenu un billet, fait assez rarissime, ou ayant ou prendre congé, j’ai profité de faire de nouvelles connaissances pendant le match. Même si pour le coup je n’ai pas grand chose à raconter, je me réjouis déjà du prochain déplacement du genre. Mais avant cela, on devrait se retaper le tombeau de l’Arroganz Arena. Penlich…

Alexandre Fatton

À propos de l'auteur

Alexandre Fatton

"Être supporter du Borussia Dortmund, Ça se mérite. Il faut avoir une histoire à raconter. Tu ne le deviens pas du jour au lendemain."

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