Mardi soir, nous devions assurer notre qualif’ pour les 1/8èmes de Königsklasse contre le Sporting Lisbonne. Entre étonnement, agacement et soulagement, retour sur ce match vécu depuis la Süd.

Départ pour Dortmund et arrivée au stade

Vivant à Bochum dans ma chambre d’étudiant, où être supporter des Schwarzgelben n’est pas toujours bien vu, j’enfile ma panoplie du fan et prends la direction de Dortmund Hbf pour rejoindre l’ami Alex, également rédacteur pour ton site préféré, vers 16h. Habituellement, lorsque j’arrive en gare de Bochum, je me sens moins seul lorsque je me retrouve au milieu d’autres Borussen sur le quai du Regio-Express en partance pour Dortmund Hbf, mais cette fois-ci … Personne … Lors de ma montée dans le train, les gens s’étonnent même de voir un supporter du BVB à 16h30, un mercredi, avant de réaliser : « Ah, mais oui ! C’est vrai, le BVB joue en Ligue des Champions ce soir ». Un étonnement qui en dit long sur le peu d’intérêt que portent les gens pour les matchs en phase de groupes de la Coupe aux grandes oreilles.

Bref … 16h40, j’arrive à Dortmund Hbf, très peu de gens en jaune et noir, car encore au travail pour la plupart. Mais l’essentiel est là, je revois Alex et on part prendre l’apéro d’avant-match chez lui, avant de se diriger en direction de notre Tempel, l’occasion pour nous de croiser ENFIN d’autres Borussen, mais aussi quelques supporters du Sporting congelés par le froid glacial de la Ruhr et qui décident de s’adonner aux spécialités locales, histoire de se réchauffer : Bratwurst, Krakauer, notre Brinkhoff’s ou encore un bon Glühwein.

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© Quentin Arts / Génération WS

Configuration Europe et la surprise Aubame

18h30, on décide de rentrer au stade, histoire de pouvoir prendre la température et de se réapprovisionner en stickers auprès des Ultras. Une fois rentrés en Süd, même si ce n’est pas une nouveauté, nous nous apercevons de l’effroyable configuration Europe qui ampute, à chaque fois, 24 000 places de notre Westfalenstadion, dont 13 000 places de la Süd, remplacés par des sièges, bref, une infamie pour la Dormtunder Fankultur … Lors de l’annonce de la composition d’équipe sur les réseaux sociaux, nous nous rendons compte de l’absence d’Aubameyang. Le club justifie ce choix pour cause de « raisons internes », et immédiatement, en tribune, le doute nous vient à l’esprit quant à un possible conflit avec les dirigeants, ce qui ne serait pas étonnant au vu du comportement du joueur depuis le début de saison, notamment par ses déclarations ambigües dans la presse quant à des envies d’ailleurs, à bon entendeur … Côté opposition, le bloc visiteur du bas en Nordtribüne est bien garni par environ 4 000 Portugais venus, l’occasion pour nous d’avoir du répondant pendant le match et de pimenter cette rencontre où nous pouvons valider notre ticket pour la phase suivante de la compétition.

© Quentin Arts / Génération WS

© Quentin Arts / Génération WS

Service minimum

Avec le retour de Raphaël Guerreiro et André Schürrle, deux joueurs à l’esprit combatif, nous espérions revoir une équipe qui nous transcende par son style de jeu et sa faculté à ne rien lâcher. On commence ce match pied au plancher en nous montrant dangereux à plusieurs reprises. Cependant, il faudra attendre la 12′ pour voir Mario Götze décaler Matthias Ginter sur la droite; Matze enchaîne avec un excellent centre pour trouver la tête d’Adrian Ramos qui lobe le gardien et met la balle au fond des filets, 1-0. Et après cela, hormis deux transversales et quelques éclairs de génie, nos Jungs n’ont pas été en grande réussite devant le but portugais. La défense, quant à elle, montre quelques signes de faiblesses mais également quelques interventions pleines de classe de la part de Bartra et Sokratis, et aussi une très bonne prestation, comme à son habitude, de Raphaël Guerreiro.

Dans le jeu, on continue à avoir une possession stérile, à tricoter et tenter de construire la plus belle action possible, un jeu qui, selon moi, va à l’encontre de l’esprit du club. Abnégation et combativité, voilà de quoi nous avons manqué en seconde mi-temps, où les Portugais ont pris le jeu à leur compte en fin de match, réussissant percées et nous offrant l’une ou l’autre frayeurs. Pendant ce temps là, à Varsovie, le Legia faisait trembler le grand Real en reprenant l’avantage 3-2 avant de se faire rejoindre 3-3 en toute fin de match. Une prestation qui aura attiré notre attention sur les écrans du stade pendant toute la soirée.*
Au final, on retiendra les trois points, la qualif’ pour les huitièmes, mais aussi et malheureusement le manque d’implication de certains joueurs.

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© Alexandre Fatton / Génération WS

On veut des battants !

Après le match, c’est un sentiment de soulagement qui nous habite avec cette première place et 10 points sur 12 possibles avant d’affronter le Legia à domicile et de se déplacer à Madrid pour cette dernière journée de phase de groupes. Quant à l’ambiance au stade, même si nous ne sommes « que » 66 000 en coupe d’Europe, on ressent, au fur et à mesure des matchs, une rupture entre la Süd et le reste du stade, où le public semble être devenu plus exigeant et moins festif qu’il n’avait l’habitude de l’être avant cette saison. La faute à qui ? Affluence de touristes curieux de découvrir le Westfalenstadion, un style de jeu dans lequel nous ne nous retrouvons pas, certains joueurs qui nous agacent par leur comportement et leur nonchalance, un entraîneur froid qui ne prend même pas la peine de venir saluer son public ? Tous ces éléments nous inquiètent match après match et ne laissent présager rien de très réjouissant.

© Alexandre Fatton / Génération WS

© Alexandre Fatton / Génération WS

Hamburg, wir kommen!

Maintenant que le plus dur est fait en Ligue des Champions, nos Jungs vont devoir tout donner, ce samedi, pour un déplacement qui s’annonce périlleux dans l’antre du Dino de la Bundesliga. Bien qu’il soit lanterne rouge de Bundesliga, le Hamburger SV est un club qui ne nous réussit pas depuis de nombreuses années et où nous avons toujours eu des difficultés à nous imposer. D’un point de vue de supporter, j’attends ce déplacement avec impatience et me réjouit de passer un weekend en jaune et noir dans cette magnifique ville portuaire qu’est Hambourg, en espérant que notre soutien massif de 8 000 Borussen donnera assez de courage à nos joueurs pour éviter le piège hambourgeois.

À propos de l'auteur

Quentin Arts

Résidant à Bochum, je vis ma passion pour le BVB à fond et aime la partager avec mes amis, mais aussi la faire découvrir autour de moi

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