Wir folgen dir, egal wohin es geht. Cette profession de foi du supporter dortmundois, nous l’avons mise en pratique au cours d’un périple de cinq jours à travers cinq pays. Pour des résultats au final très décevants avec un seul point en deux matchs. Mais nous retiendrons surtout des images, des couleurs, du soleil, des rencontres, des fêtes et ma foi tant pis pour le foot, on gagnera la prochaine fois car plus que jamais, victoire ou défaite, nous voulons continuer à vibrer avec nos Jungs. Partout et toujours !

 Ce fut un périple de cinq jours débuté le vendredi soir dans un bus postal dans la campagne suisse et terminé le mercredi suivant au même endroit. Entre les deux, nous avons parcouru cinq pays, la Suisse, l’Allemagne, la Grèce, la République grecque de Chypre et la République turque du Nord de Chypre et tout ça grâce à notre club favori que nous ne remercierons assez de nous permettre de vivre et partager notre passion commune à travers toute l’Europe.

Durant ce séjour court mais intense sur les traces d’Ulysse et de son Odyssée, nous avons aimé :

–          La nuit dans le car entre Bienne et Dortmund, avec pour une fois une majorité de fans francophones, beaucoup de bières (c’est moins inhabituel), un peu de sommeil et le magnifique lever de soleil dissipant la brume matinale sur les collines aux couleurs automnales du Sauerland, annonçant un brillant réveil et une magnifique journée dans le Ruhrpott ;

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–          La journée précisément, entre shopping et Biergarten, à Dortmund ;

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–          L’ambiance d’avant-match au Westfalenstadion et les protestations massives contre l’imposture Leipzig ;

–          La fête d’après-match avec tous les potes du Lütge-Eck et du Bierhause Stade, c’est quand même plus sympa que de ruminer une défaite tout seul chez soi en faisant des théories sur les réseaux sociaux ;

–          Le vol sans histoire du dimanche et avec pas mal de bières entre Düsseldorf et Larnaka avec une petite escale à Athènes ;

–          Le lundi à Larnaka, entre visite du fort, farniente sur une plage de sable fin et baignade dans une eau délicieuse ;

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–          L’Eglise et le tombeau de Saint-Lazare, ressuscité d’entre les morts et c’est toujours une allégorie qui parle à un fan du BVB ;

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–          La partie grecque de Nicosie ;

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–          La traversée du dernier mur d’Europe et de la frontière qui coupe en deux la ville de Nicosie entre les parties grecques et turcs de l’île, finalement franchie beaucoup plus facilement qu’annoncé, juste un contrôle passeport, un no man’s land et un nouveau contrôle passeport ;

–          Le dépaysement dans la partie turque de l’île avec son caravansérail, ses mosquées, son marché et ses Efes Pilsen ;

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–          La gastronomie, le vin et la bière chypriotes ;

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–          L’ambiance bouillante au stade de Nicosie entre tifos, Pyros et chants.

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Bref, en fait, nous avons vécu cinq jours magiques, les deux seuls trucs que nous n’avons pas aimé ce sont les deux fois nonante minutes de match, avec une défaite contre Leipzig et un match nul à Nicosie. Et évidemment, c’est plutôt embêtant quand c’étaient les deux matchs en question qui fondaient notre voyage.

Je n’ai ni l’envie ni le temps d’épiloguer sur ces deux rencontres ratées mais, en vrac, contre Leipzig, je n’ai pas aimé :

–          La défaite 2-3, qui vient affaiblir une nouvelle fois notre protestation légitime contre ce truc artificiel, comme lors des deux matchs de la saison dernière, avec le boycott mal pensé et peu suivi plus la défaite à l’aller, les débordements de quelques imbéciles qui avaient occulté notre victoire et les banderoles de protestation fondées de l’immense majorité au retour ;

–          Le manque d’efficacité de notre pressing contre un adversaire au jeu plus musclé ;

–          Corollaire du point précédent, notre fragilité défensive dès que notre pressing est moins performant, qui a remis le Bullen dans un match que nous avions pourtant bien entamé avec l’ouverture du score ;

–          L’attitude détestable, entre simulations, protestations et mauvais coups, de cette équipe de Leipzig, aussi haïssable que le club lui-même ;

–          Le changement de système peu concluant tenté par notre entraîneur à la pause et qui a vite amené le 1-3 du RB ;

–          L’expulsion de Sokratis ;

–          L’incapacité de nos Jungs à enflammer le match et le stade après l’expulsion d’Ilsanker et la réduction du score d’Aubameyang ;

–          La première défaite à domicile en Bundesliga après une série de 41 matchs d’invincibilité, on savait bien que ça arriverait un jour mais on aurait préféré que cela se produise contre n’importe quel autre club, enfin, sauf peut-être contre Schalke…

–          Devoir assister aux manifestations de joie provocatrices des Bullen et de leurs pathétiques et inexistants « supporters » à la fin du match.

Et si l’on comptait sur le match de Nicosie pour retrouver le sourire, c’est raté car, lors de ce match nul 1-1, j’ai détesté :

–          Le résultat qui nous élimine pratiquement de la Ligue des Champions, même si je n’aurais rien, bien au contraire, contre un repêchage en Europa League mais encore faudra t’il montrer autre chose au match retour pour au moins finir devant cette équipe chypriote ;

–          Le manque d’implication de nos Jungs, comme s’ils avaient déjà abdiqué dans cette Königsklasse ;

–          Le manque de réussite et de précision de nos Jungs, entre tirs sur les montants et frappes aux étoiles ;

–          La double erreur de Roman Bürki même si, finalement, il a manqué de concentration comme tous ses coéquipiers et ne peut être tenu comme responsable de ce résultat décevant ;

–          Le nombre de mauvaises passes et le peu d’imagination dès que l’adversaire se regroupe en défense.

Bref, tu l’auras compris, ces deux matchs nous ont déçus mais maintenant on fait quoi ?

Première solution, on reste planté devant notre ordinateur à faire des commentaires aigris et frustrés, chercher des coupables, réclamer des transferts, disserter sur ce qu’il aurait fallu ou faudrait faire dans des théories moisies qui n’intéresseront personne sauf d’autres docteur ès football en herbe pareillement aigris et frustrés.

Deuxième solution, on fait bloc derrière notre équipe et notre gardien pour sortir de ce petit passage à vide et on continue à aller les soutenir partout et toujours, dans les bons comme dans les mauvais jours.

On n’hésite pas une seule seconde à opter pour la deuxième hypothèse. Après tout, nous sommes encore en tête de la Bundesliga et nos déboires en Ligue des Champions pourraient nous offrir cette épopée en C3 dont nous rêvons depuis des années pour tenter de gagner le seul trophée majeur manquant à notre palmarès. Nous avons de superbes échéances, des déplacements magnifiques à vivre et nous ne réjouissons de partager tout cela avec notre équipe : c’est donc avec joie que, quarante-huit heures à peine après notre retour de Nicosie, nous serons à nouveau Unterwegs pour aller soutenir notre BVB à Francfort ! En espérant que, cette fois-ci, le match de foot lui-même ne sera pas le seul point noir d’un déplacement magnifique.

À propos de l'auteur

Julien Mouquin

Un jour, je suis passé devant le Westfalenstadion, j’ai vu de la lumière et j’y suis entré. Depuis, je n’en suis jamais vraiment sorti.

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