Bien loin de ces entraîneurs à l’égo surdimensionné et aux salaires somptuaires enfermés dans leur tour d’ivoire, Jürgen Klopp a immédiatement fait l’unanimité autour de lui par son humilité et sa disponibilité. Rapidement, il s’est fait adopter par tous les employés du club et su entraîner tout le monde dans son sillage. Quel autre entraîneur d’un club phare du football mondial serait prêt à aller nettoyer le car de l’équipe ou souhaiter personnellement un joyeux anniversaire à la maman d’un collaborateur ?

Le chef de presse Josef Schneck se souvient d’une fête des collaborateurs du club dans lequel un quiz et un jeu d’adresse étaient organisés : « J’étais dans une équipe avec Jürgen, un jardinier et une dame de la comptabilité. C’était des jeux d’adresse, noce à Thomas, ce genre de trucs. Il y avait des questions sur l’histoire du BVB. Et j’ai cru que nous que nous serions les meilleurs mais nous avons fini derniers. Pour le plus grand amusement des collaborateurs, les perdants devaient nettoyer le car de l’équipe. Klopp était simplement amusé, tout le monde avait l’impression que ça le divertissait, c’était en ordre. Cela s’est passé simplement. »

Schneck rappelle aussi l’anniversaire de sa maman : « Je lui avais une fois mentionné que ma mère allait prochainement fêter ses 90 ans. Il a dit : « Ne devrais-je pas la féliciter ? » Et il revient quelques semaines plus tard : « Dis-moi, c’est quand la date exacte ? Ecris-moi l’adresse, j’irai là-bas » Et il s’est présenté devant la porte, c’était incroyable, les deux ont bu du café et mangé des gâteaux. Les invités venaient souhaiter bon anniversaire à ma maman et là… oh, Klopp est là. Pour lui, c’était une évidence. »

Jürgen Klopp a également immédiatement impressionnés ses joueurs par son humilité. Neven Subotic raconte son premier camp d’entraînement à Dortmund avec Klopp, à Donaueschingen en Forêt Noire, avec au programme une descente en canoë : « C’était la première que nous avons faite ensemble, tout le monde avait envie. Kloppo est celui qui prend le canoë de chacun et le met sur le chemin. Là commence le plaisir. L’entraîneur prend la tête, nous faisions une course. Que du bonheur. C’était particulier comment il le faisait. Je ne crois pas qu’il s’était demandé comment il pourrait rendre ça marrant, cela lui venait naturellement.»

Si tu as raté le début :

1er décembre : Revolution 09

2 décembre : Une défaite salutaire

3 décembre: Un rendez-vous presque manqué

4 décembre: A la conquête des cœurs

5 décembre: Goldene Zukunft braucht Vergangenheit

Adaptation libre de « Ich mag, wenn’s kracht » Jürgen Klopp. Die Biographie. De Raphael Honigstein, éd. Ullstein extra, 2017.

À propos de l'auteur

Julien Mouquin

Un jour, je suis passé devant le Westfalenstadion, j’ai vu de la lumière et j’y suis entré. Depuis, je n’en suis jamais vraiment sorti.

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